Jacques Tiberi est rédacteur en chef du “Low-tech journal”, un bimensuel de 40 pages consacré au monde des basses technologies. Jacques Tiberi est arrivé dans nos locaux avec son vélo Pi-pop, électrique, mais sans batterie au lithium qu’on retrouve dans les batteries traditionnelles.
Aussi, il ne possède pas de smartphone, mais plutôt un fidèle « téléphone-banane » qu’il qualifie spontanément de « dumbphone » (téléphone idiot). Il a d’ailleurs écrit « Je me libère du smartphone » (éditions Dandelion).
La low-tech, aussi vaste qu’écolo
La low-tech se traduit par « basse technologie ». C’est un concept plutôt tendance dont on entend de plus en plus parler. Mais la low-tech est également difficile à définir. Elle est pourtant au-devant de la scène médiatique, portée par des figures de proue comme Philippe Bihouix et sa récente bande dessinée eRessources, un défi pour l’humanitée (co-écrite avec Vincent Perriot, parue aux éditions Casterman). Ou encore par Caroline Pultz et Corentin de Chatelperron avec leur récente “Biosphère du désert“, dont l’aventure est à suivre sur Arte.
Chacun semble avoir sa propre définition de la low-tech, mais tous s’accordent sur son caractère primordial pour notre avenir. Elle fera en effet de plus en plus partie de nos vies, essentielle face au réchauffement climatique qui se poursuit et face à l’épuisement en cours des ressources planétaires.
Décroissance ? Retour aux sources ? Âge de pierre ? Zéro électronique ? Qu’est-ce que réellement la low-tech ? C’est la question que nous avons posée à Jacques Tiberi, rédacteur en chef du “Low-tech journal.