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Vacances à l’étranger : faut-il vraiment une assurance voyage supplémentaire ?

© Olena via Adobe Stock
Avant de boucler les valises, découvrez quand la carte européenne, votre carte bancaire ou une police dédiée suffisent… ou pas, pour voyager l’esprit léger.

La tablette de chocolat est dans la valise, le chat chez la voisine : vous voilà déjà sur le tarmac à siroter un expresso imaginaire. Mais une question continue de bourdonner : votre assurance voyage est-elle à la hauteur ? Avant de laisser le doute s’infiltrer dans le duty-free, coup d’œil aux différentes protections existantes et à leurs angles morts.

Pourquoi la question n’est jamais anodine

En France, un simple passage aux urgences coûte en moyenne 80 €, remboursé sans grimace par la Sécurité sociale. Aux États-Unis, trois jours d’hôpital flirtent avec 30 000 $ – l’équivalent d’un break familial tout neuf, options incluses !

Face à ces chiffres, les plafonds d’indemnisation deviennent vite le nerf de la guerre : si votre couverture s’arrête à 11 000 €, le reste sortira de votre poche. Une assurance n’est donc pas un gadget administratif, mais un parachute financier.

Europe : la CEAM, un indispensable… mais pas un bouclier

La première carte à dégainer dans l’Union européenne, en Suisse ou au Royaume-Uni est la carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Gratuite, nominale et valable deux ans, elle vous place au même niveau que les assurés locaux pour les soins « imprévus » ; il suffit de la commander au moins quinze jours avant le départ sur votre compte Ameli.

Cela dit, la CEAM a deux failles béantes : elle suit les tarifs publics du pays visité – gare aux dépassements en clinique privée – et elle ignore royalement le rapatriement sanitaire.

Pour être évacué en hélicoptère depuis une piste de ski autrichienne, il faudra une assurance complémentaire. Autrement dit : la CEAM est mais utile mais pas suffisante si vous aimez sortir des sentiers battus… ou si vous tombez dessus.

Cartes bancaires : des plafonds qui grimpent… puis plafonnent

Votre carte Visa ou Mastercard fait souvent office de couteau suisse : assistance 7 j/7, avance de frais, responsabilité civile. Les plafonds, eux, varient de 11 000 € pour une carte classique à 155 000 € pour une Gold ou Premier.

11 000€, c’est confortable pour soigner une entorse à Lisbonne, nettement moins pour une opération d’appendicite à New York.

Attention aussi aux petites lignes : les garanties sautent si vous n’avez pas réglé le voyage avec la carte et s’évaporent au bout de 90 jours hors de France.

Les sports extrêmes, tout comme les maladies chroniques, restent souvent à vos risques et périls – un saut à l’élastique n’est pas toujours couvert, même en le payant rubis sur l’ongle.

Hors Europe : quand une police dédiée devient presque obligatoire

Dans les destinations où la simple consultation d’un médecin rime avec indemnité, une assurance voyage spécifique prend le relais. Les contrats « court séjour » affichent généralement 200 000 € à 300 000 € de frais médicaux remboursables, voire plus. L’offre annuelle multi-voyages d’Allianz Travel, par exemple, pousse le plafond jusqu’à 300 000 € par personne et inclut le rapatriement sans franchise.

Les comparateurs en ligne relèvent que pour les États-Unis ou le Canada, il vaut mieux viser 500 000 € – voire 1 million – afin d’éviter de transformer votre shakshuka new-yorkaise en crédit à la consommation.

Les assureurs savent compter : plus la destination est chère, plus le plafond conseillé grimpe… et plus la prime suit. Comptez de 4 % à 6 % du prix du voyage pour une police ponctuelle, ou 250 € à 350 € par an pour un contrat multi-séjours couvrant toute la famille.

Choisir sans se prendre les pieds dans le tapis

  1. Dressez l’inventaire de vos garanties existantes : CEAM, mutuelle, carte bancaire. Additionnez les plafonds, comparez les exclusions.
  2. Regardez la destination et la durée : Amérique du Nord + road-trip de quatre-vingt-dix jours ? Une carte Gold ne suffira pas…
  3. Scrutez les exclusions : sports d’altitude, location de scooter en Asie, grossesse de plus de 32 semaines – chaque contrat a son jargon.
  4. Souscrivez en même temps que le voyage : de nombreuses polices annulation n’acceptent un sinistre que si vous êtes hospitalisé plus de trois jours et si le contrat a été signé sous 48 h après la réservation.
  5. Optez pour le rapatriement illimité : ce n’est pas un luxe quand un vol médicalisé peut coûter 60 000 €.

Ces cinq conseils simples vous épargnent la lecture de cent pages de conditions générales à l’aube du départ – vos nerfs, vos finances et votre bronzage naissant apprécieront.

Les pièges qui coûtent cher (et comment les éviter)

Le plus fréquent ? Le doublon. Avoir trois assurances annulation n’ouvre pas pour autant la porte à un triple remboursement (ça seait trop simple). Le principe d’indemnisation ne permet jamais de « gagner » de l’argent sur un sinistre ; vous paierez donc trois primes pour un seul chèque.

Autre piège : croire que l’assureur vous connaît vraiment. Sans déclaration préalable d’un problème de santé connu (maladie chronique ou autre), l’assistance risque d’opposer un refus poli à toute demande d’indemnisation.

Enfin, méfiez-vous des tarifs trop alléchants : un contrat à 5 € pour trois semaines au Japon cache parfois un plafond timide ou une franchise XXL. Lisez toujours la partie “exclusions” ; c’est la seule lecture de plage qui peut vous sauver le porte-monnaie.

Après tout, le but des vacances est de rentrer avec des souvenirs, pas des factures.

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