Dans les festivals, les bars ou les soirées étudiantes, la peur d’avoir été drogué·e à son insu continue de peser sur de nombreux fêtard·es. Face à cette réalité encore trop fréquente, la start-up française Docteur B a imaginé un outil de prévention aussi simple qu’efficace : un bracelet capable de détecter la présence de GHB dans une boisson. Son nom : I Drink Safe.
Fonctionnant sans pile ni connexion, le bracelet se porte au poignet et contient quatre pastilles réactives. Il suffit alors d’y déposer une goutte de la boisson à tester : si la pastille vire au bleu, la présence de GHB est probable. Le test ne prend que quelques secondes. Ce geste discret ainsi été pensé pour devenir un réflexe.
Une réponse concrète à une angoisse bien réelle
Ce dispositif s’adresse à toute personne souhaitant se protéger, mais il vise aussi un public particulièrement concerné : les personnes stressées à l’idée de sortir, notamment celles qui ont déjà été victimes ou témoins d’une soumission chimique.
I Drink Safe permet par ailleurs de retrouver un sentiment de contrôle sur ses consommations, de réduire l’anxiété et, plus largement, de réinvestir les espaces festifs en confiance. Ce n’est pas une solution miracle, mais une aide précieuse pour celles et ceux qui n’osent plus sortir l’esprit tranquille.
Une fiabilité annoncée à 96 %
Selon les données de Docteur B, le bracelet permet de détecter des concentrations faibles de GHB (dès 0,14 mg pour 250 ml) avec une fiabilité estimée à 96 %. Il ne détecte en revanche que le GHB et non d’autres substances, comme les benzodiazépines ou les antidépresseurs parfois utilisés à des fins similaires.
Le message est donc clair : le bracelet est un outil de prévention, pas une garantie absolue. Il doit s’accompagner des gestes de vigilance habituels, comme surveiller son verre, sortir accompagné·e et s’inscrire dans une démarche collective.
En vente libre en pharmacie
Lancé au printemps 2024, le bracelet est déjà disponible dans environ 10 000 pharmacies en France, au prix de 6 € pour un pack de deux bracelets (soit huit tests au total). Il est également en cours de déploiement dans certains événements festifs et espaces de prévention.
À terme, la start-up souhaite voir son dispositif proposé systématiquement dans les festivals, les boîtes de nuit, les bars étudiants, voire dans les trousses de secours des établissements recevant du public.
Si le bracelet ne prétend pas tout résoudre, il contribue à une dynamique importante : permettre à chacun·e de sortir en se sentant un peu plus en sécurité. En offrant une possibilité de test immédiat, il répond à une crainte trop souvent banalisée et parfois minimisée.