Colorée, juteuse, rafraîchissante… La tomate incarne la douceur des repas d’été.
Pourtant, sous ses airs inoffensifs, ce fruit star des beaux jours peut perturber les intestins sensibles, notamment chez les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable (SII). Faut-il s’en méfier ou simplement apprendre à mieux la préparer ?
Pourquoi la tomate peut être difficile à digérer : acide, fibreuse et riche en FODMAPs
Les FODMAPs qu’elle contient – ces sucres fermentescibles mal absorbés – peuvent provoquer des ballonnements, douleurs et gaz chez certaines personnes. Même en faible quantité, ils sont parfois mal tolérés. De plus, la tomate est un fruit acide, ce qui peut irriter les muqueuses digestives, surtout lorsqu’elle est consommée crue ou peu mûre. Enfin, ses fibres insolubles (présentes dans la peau et les pépins) peuvent agresser la paroi intestinale en cas de côlon irritable. La solution ? Les peler, épépiner et cuire pour réduire leur effet irritant.
Les bons gestes pour savourer des tomates sans douleurs digestives
Préférez les tomates bien mûres et à peau fine : elles sont plus douces, digestes et pauvres en acides. Les tomates cerises ou anciennes variétés conviennent souvent mieux.
Retirez peau et pépins : une étape essentielle pour limiter les fibres agressives. Plongez-les quelques secondes dans de l’eau bouillante pour faciliter l’épluchage.
Optez pour les tomates cuites : la cuisson assouplit les fibres et atténue l’acidité. Ajoutez une pincée de bicarbonate de soude dans vos sauces maison pour encore plus de confort.
Évitez les sauces industrielles : elles sont souvent chargées en additifs, arômes irritants (ail, oignon) et fibres concentrées. Mieux vaut les sauces faites maison.
Testez les quantités et les accompagnements : une tomate bien accompagnée passe souvent mieux. Associez-la à des aliments “tampons” comme la mozzarella, la ricotta, ou encore le riz et les légumes cuits doux (carotte, courgette, patate douce).
Ce qu’il faut retenir : la tomate n’est pas un ennemi… si on apprend à la connaître
Non, la tomate n’est pas un aliment inflammatoire. Elle regorge au contraire de lycopène, de polyphénols et d’antioxydants bénéfiques pour la santé. Mais chez les personnes au côlon sensible, elle peut déclencher des symptômes gênants.
Le tout est d’apprendre à l’apprivoiser, pas à l’éviter. En résumé : écoutez votre corps, adaptez vos recettes… et continuez à profiter de ce fruit d’été adoré, sans douleur.
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