C’est une calèche qui ne passe pas inaperçue dans les rues de Sarcelles (Val-d’Oise). Tous les mercredis, un cheval de trait participe à la collecte des biodéchets. “Il y a des enfants qui suivent la calèche en courant. Les gens prennent des photos et vont se renseigner auprès du cocher”, explique Steve Quentin, directeur d’exploitation pour Moulinot Île-de-France.
“On estime qu’il y a environ 30% de biodéchets, dans une poubelle traditionnelle. Plutôt qu’ils soient brûlés, on les revalorise à 100%”, poursuit-il. Ainsi, en France, on sait transformer les épluchures de carotte en gaz vert pour se chauffer. Encore faut-il avoir assez de matière. En 2024, la loi AGEC a imposé à toutes les collectivités territoriales d’offrir une solution de tri aux habitants. Aujourd’hui, il reste donc à convaincre et sensibiliser au tri des biodéchets.
Si la tendance est bonne, on estime que 90% des biodéchets finissent en incinération. Alors, à Sarcelles, 9 abri-bacs dans le centre urbain sont désormais concernés par cette solution ludique. Attirés par le cheval, les habitants se questionnent et sont sensibilisés au tri des déchets alimentaires. Une solution qui semble fonctionner car quelques semaines seulement après sa mise en place, Steve Quentin confirme que, chaque semaine, les collecteurs ramassent de plus en plus de biodéchets à Sarcelles.