💾 État Sauvé
EN DIRECT
00:00
00:00

LA RADIO QUI VOUS
FAIT DU BIEN

  
 

Une minute de respiration qui fait décoller votre matinée

D.R.
Une simple série de soupirs physiologiques, validée par des chercheurs de Stanford, réveille le corps en 60 secondes. Mode d’emploi, explications et bénéfices.

Le réveil vient de vibrer. Les paupières protestent ; le parfum du café n’a pas encore envahi la cuisine. Avant de chercher un super-aliment ou un gadget sophistiqué, rappelez-vous que vous possédez déjà le meilleur des carburants : votre souffle. Soixante secondes de cyclic sighing – la version scientifique du grand bâillement inspiré – suffisent à relancer la machine. Des chercheurs de Stanford Medicine ont montré que ce micro-rituel réduit la tension, augmente l’oxygénation et stimule le système nerveux de l’éveil ; autrement dit, votre organisme dispose d’un bouton « boost » intégré.

Un geste si simple qu’il s’exécute encore sous la couette

Le soupir physiologique est observable chez le nouveau-né : deux petites inspirations successives, suivies d’une longue expiration sonore. La nature l’a programmé pour rouvrir les alvéoles collées pendant le sommeil. En l’imitant volontairement, on vide les poumons de l’air vicié et l’on signale au cerveau que la nuit est terminée.

Les physiologistes expliquent qu’une telle respiration active le nerf vague, chef d’orchestre des fonctions automatiques. Le cœur ralentit ensuite, la variabilité cardiaque s’améliore, tandis que la vigilance grimpe – paradoxe exquis qui transforme la couette en rampe de lancement.

Aucun tapis, aucun legging : inspirez une première fois par le nez jusqu’à sentir la cage thoracique se soulever, ajoutez une seconde gorgée d’air comme pour ajuster un sac à dos, puis relâchez lentement par la bouche, lèvres pincées, jusqu’au dernier soupçon d’air. Répétez pendant une minute ; le sang fraîchement oxygéné fera pétiller vos neurones mieux qu’un espresso.

Ce que dit la science des « soupirs » contrôlés

En 2023, l’équipe du neurobiologiste Andrew Huberman a comparé trois techniques de respiration à de courtes séances de méditation. C’est le cyclic sighing qui l’a emporté : cinq minutes quotidiennes ont suffi pour abaisser le stress et améliorer l’humeur, effets perceptibles dès la première session ; les scanners ont même révélé une activation du locus coeruleus, fabrique de la noradrénaline, neurotransmetteur clé de l’éveil.

Le mécanisme est limpide : la double inspiration étire les barorécepteurs, puis l’expiration prolongée purge le dioxyde de carbone. Ce contraste énergise sans exciter, comme un court coup d’accélérateur suivi d’un régime de croisière.

Mode d’emploi détaillé : soixante secondes, pas plus

Asseyez-vous au bord du lit – ou restez allongé –, l’essentiel est de garder la colonne neutre pour laisser les poumons se déployer.

Inspirez doucement par le nez, ajoutez une seconde petite gorgée d’air, puis relâchez très lentement, lèvres pincées, afin que l’expiration dure plus longtemps que les deux inspirations réunies. Un cycle complet demande cinq à six secondes ; il en faut dix pour atteindre la minute. Pas besoin de forcer : la qualité prime sur la quantité.

Vous pouvez garder les yeux clos, visualiser la première tâche agréable de la journée ou écouter les moineaux dehors. Lorsque le minuteur mental s’arrête, marquez un bref silence, puis levez-vous : la verticalité semblera plus légère, comme si l’on avait huilé les charnières internes.

Quand soixante secondes changent la journée

Les boxeurs utilisent ce soupir physiologique juste avant de monter sur le ring ; des professeurs de collège l’enseignent pour calmer une classe bavarde. Dans certains open spaces, on coupe les écrans, on respire ensemble une minute, puis on relance la visioconférence : la productivité repart, volume sonore en baisse.

Plus intime, une mère de jeunes jumeaux décrit ce sas matinal comme le mute nécessaire entre nuit hâchée et course aux cartables. Des généralistes y voient un pare-chocs contre le creux de onze heures : mieux perfusé en oxygène, l’organisme stabilise son glucose et limite l’appel des viennoiseries tardives.

Zéro coût, zéro déchet : en ces temps de solutions complexes, la simplicité redevient reine.

Et si on essayait dès demain ?

Chaque journée est un puzzle ; la première pièce conditionne souvent l’ensemble. Injecter soixante secondes de respiration consciente au lever agit comme un calibrage interne : le corps retrouve son axe, le mental son carburant. Ce geste n’interdit pas un bon petit-déjeuner, ne remplace pas une promenade ni une sieste ; il offre simplement un socle stable sous vos pas.

Demain matin, avant d’attraper le téléphone, pourquoi ne pas tenter ? On trouve rarement un moyen d’obtenir autant pour si peu.

Ça va vous intéresser aussi

On vous prévient, vous risquez d’adorer les 8 prochaines minutes : vous allez rire, sourire, être touché.e, heureux.se, surpris.e…

Je m’offre 8 minutes de positif…

Ça va vous intéresser aussi…

Un jeune garçon, vu de haut et assis au pied d'un pommier, croque dans une pomme

écouter

Grande enquête sur les produits Bio : aidez-nous en répondant à quelques questions

9 avril 2025
Pour connaître la situation de votre réseau, pensez à regarder vos équipements.

écouter

Fin de l’ADSL, fermeture du réseau cuivre, fibre optique…suis-je concerné ?

28 août 2025

Émissions

Ma région