Des sculptures protéiformes, des tableaux abstraits, des portraits en noir et blanc, des IA peintres, des photos poétiques aux longs temps de pause. Du vendredi 30 mai au dimanche 1er juin 2025 s’est déroulé au Bastille Design Center, dans le 11ᵉ arrondissement de Paris, une exposition d’œuvres d’art hétéroclites, unies sous une seule et même bannière : celle de l’Europe.
“Ode à la joie” cherche à unir les Européens autour de l’art, à le rendre accessible, le rendre universel et à donner aux artistes une chance de s’exprimer et de se montrer. “Ode à la joie”, c’est aussi l’hymne de l’Europe : le final du quatrième et dernier mouvement de la “9e symphonie” de Beethoven (1823), une mise en musique du poème du même nom de Friedrich von Schiller, écrit en 1785.

Une deuxième en Europe
Soixante-cinq artistes, huit pays représentés et un total de 450 œuvres. Après une première édition réussie à Amsterdam, en mai 2024, avec un autre annuaire d’artistes, “Ode à la joie” est arrivée en France. Un événement qui se voulait un « laboratoire de recherche et de création », selon les organisateurs, ainsi qu’un « moment de rencontre chaleureux et convivial, favorisant la découverte artistique ».
Aux côtés de leurs œuvres, les artistes ont répondu volontiers aux sollicitations des amateurs d’art. Les « Comment ? » et les « Pourquoi ? » fleurissent dans la bouche des visiteurs intrigués. Pendant quelques jours, le Bastille Design Center s’est transformé en véritable musée vivant. Mais un musée au sein duquel il était possible d’échanger avec les artistes, sincèrement passionnés et ravis d’être là.
Rencontre avec ces artistes, en quête de sens des œuvres. Mais aussi d’une réponse à : existe-t-il un art européen ? La réponse n’est pas si évidente.