Chaque année, en France, près de 20 % de la nourriture produite est gaspillée, ce qui représente environ 150 kg par personne. Un tiers de ces pertes provient de la restauration collective, soit quelque 2,7 milliards de repas gaspillés par an.
Consciente de ce paradoxe, Margaux Zekri a fondé Miam’Up, à Portet‑sur‑Garonne (31) en avril 2022. L’objectif ? Redistribuer les excédents cuisinés issus des cantines scolaires, des entreprises ou des structures médico‑sociales à des associations d’aide alimentaire.
Comment ça marche : une plateforme, une logistique bas-carbone
Miam’Up s’appuie pour ce faire sur une plateforme numérique, sur laquelle les restaurants collectifs indiquent leurs excédents. Les associations commandent ensuite selon leurs besoins. La collecte est réalisée à vélo cargo en zone urbaine et avec un véhicule électrique en zone périurbaine, afin de respecter la chaîne du froid et minimiser l’impact environnemental.
Depuis sa création, en 2022, Miam’Up a ainsi permis de redistribuer plus de 63 000 repas à des associations d’aide alimentaire. Cela représente environ 1 700 repas sauvés du gaspillage chaque mois.
Grâce à ses collectes régulières, l’association a déjà valorisé entre 9 et 10 tonnes de nourriture, transformées en l’équivalent de 17 000 à 20 000 repas complets.
En 2024, 7 200 personnes ont bénéficié de ces repas. L’objectif est ambitieux : atteindre 148 000 bénéficiaires d’ici 2028, avec un déploiement prévu dans neuf villes, contre deux aujourd’hui.
Un impact social et alimentaire de qualité
Les repas issus de la restauration collective sont souvent plus nutritifs, composés de produits frais et variés : viande, poisson, légumes. Ils permettent ainsi aux associations de proposer des repas équilibrés à des publics précaires comme les étudiants, les familles monoparentales, les sans-abri, etc.
Après un lancement centré sur Toulouse, une antenne a ouvert à Montpellier début 2025, avec de nouveaux salariés recrutés pour assurer l’expansion du modèle. L’objectif d’ici 3 ans : 9 villes couvertes et 148 000 personnes bénéficiaires en 2028, contre 7 200 aujourd’hui.