Cette année, l’objectif est fixé à 20 tonnes de biodéchets d’altitude revalorisés. Sara Burdon de l’association Montagne Verte nous annonce ce chiffre au téléphone. L’an dernier, l’association a ainsi pu revaloriser 14 tonnes de déchets, dont 9 rien que pendant la saison hivernale, grâce aux biocyclettes.
Il y a 3 ans, l’association a mis en place une biocyclette – un vélo électrique avec une remorque – pour récolter les biodéchets des établissements recevant du public. “Le cycliste passe une à trois fois par semaine récupérer les seaux de déchets alimentaires des entreprises qui participent au projet. On les collecte sur une zone centrale, puis ils partent vers un méthaniseur pour faire du biogaz“, détaille Sara.
Faire rouler les dameuses grâce aux épluchures, c’est possible ?
Ces biodéchets servent ainsi aujourd’hui à alimenter le réseau de gaz national. Et Sara voit loin. « Notre objectif, à long terme, est d’arriver à méthaniser sur place afin d’utiliser le gaz pour les dameuses, les navettes et tout ce qu’il se passe en station », espère-t-elle.
Pour cela, il faut développer les structures et créer le marché. Aujourd’hui, 25 restaurants, hôtels ou entreprises de Morzine, des Gets et de Montriond, en Haute-Savoie, sont concernés par cette opération. En France, ce système de collecte est plus commun en ville qu’à la montagne. Pourtant, le vélo est un moyen de transport qui coche beaucoup de cases : silencieux, accessible, écologique et économique.
L’association Montagne verte mène d’autres actions en station, comme une friperie à Morzine, dans laquelle sont à vendre des vestes de moniteurs de ski dont le logo a été recouvert. De quoi offrir une nouvelle vie à ces produits de qualité et limiter le gaspillage textile.