On les adore pour leur goût… mais une étude récente nous révèle qu’ils sont aussi de véritables alliés pour notre flore intestinale. Et non, ce n’est pas une blague.
Quand le fromage devient un alicament inattendu
Souvent pointés du doigt pour leur teneur en gras ou en sel, les fromages n’ont pas toujours bonne presse côté nutrition. Pourtant, une étude franco-américaine, publiée dans la revue mSystems, remet les pendules à l’heure. Certaines variétés pourraient avoir un effet bénéfique sur le microbiote intestinal. Et c’est une bonne nouvelle pour tous les amateurs de brie, de munster ou de pecorino.
Menée par l’INRAE, l’AP-HP et la société IFF, cette recherche met en lumière le rôle des levures dans notre alimentation. Deux d’entre elles, la Cyberlindnera jadinii et la Kluyveromyces lactis, ont montré un effet anti-inflammatoire direct sur la flore intestinale des souris testées. Résultat : moins de sensibilité intestinale, et une amélioration de l’état général du système digestif.
Des levures bienfaisantes naturellement présentes dans certains fromages
Ces levures ne sont pas des additifs artificiels : elles existent naturellement dans plusieurs fromages. Et c’est là que le brie, le munster et le pecorino entrent en scène. Ces fromages contiennent ces micro-organismes aux propriétés prometteuses.
Concrètement, l’administration régulière de ces levures a permis de réduire les marqueurs d’inflammation intestinale chez les animaux testés. Une perspective intéressante, alors que de plus en plus d’études soulignent l’importance du microbiote dans notre santé globale (immunité, humeur, poids).
Pour ceux qui ne digèrent pas bien les yaourts ou les légumineuses, ces fromages pourraient donc offrir une alternative savoureuse pour soutenir la flore intestinale, tout en faisant plaisir à leurs papilles.
A noter : ces fromages, comme de nombreux autres, sont faibles en lactose et donc conxommable par ceux qui le digèrent mal.
Fromage et santé : réconcilier plaisir et modération
Évidemment, inutile de se lancer dans un régime tout-fromage. Mais cette étude rappelle qu’un aliment souvent critiqué parce que gras peut aussi cacher des vertus méconnues. En le consommant avec discernement, dans une alimentation variée, le fromage peut avoir une vraie place sur nos tables.
Alors, oui au brie fondant, au munster caractériel ou au pecorino affuté… mais sans oublier les fibres, les légumes et une hydratation suffisante. Parce que prendre soin de son microbiote, c’est fondalental pour votre santé au sens large, on le sait aujourd’hui. Car ce microbiote est le poste de contrôle de votre organisme : un bon microbiote laisse passer les bons nutriments et fait barrage à ce qui est potentiellement toxique.
Si cette étude a porté sur ces trois fromages, notons que ce principe est égalemebt valide pour de nombreux autres, notamment ceux au lait cru qui conservent une faune bactérienne riche (les fromages au lait cru sont juste à éviter pour les femmes enceintes).
Et surtout, la prochaine fois qu’on vous juge sur votre tartine du soir, vous pourrez répondre avec le sourire : “C’est bon pour mes intestins !“
Sources :
- mSystems, juillet 2025 – Étude INRAE / AP-HP / IFF
- Synthèse des résultats par Céline Cossa pour La Dépêche, 13 juillet 2025