C’est peut-être ce qu’on pourrait appeler la crise de la trentaine. À ses 30 ans, Justin Benay a eu un déclic, un besoin de sens. Il travaille alors dans une association de quartier depuis une dizaine d’années, mais son ambition était d’avoir un bar-restaurant-musical.
Pendant le confinement, il tombe sur un reportage et découvre cet homme qui a choisi de lancer un bar itinérant. « J’ai trouvé ça génial ! » dit-il. L’idée mûrit et c’est à l’été 2025 qu’il lance une cagnotte participative sur Ulule pour le concrétiser. « Le bar ambulant est l’outil qui permet aux personnes de discuter entre eux », explique Justin Benay.
Un bystro itinérant, avec un Y
Justin aime l’esprit bistro. Si les lieux de convivialité ont eu tendance à fermer ces dernières années dans les villages, il est convaincu que la formule itinérante trouvera son public. Selon lui, quand le bistro est ouvert tous les jours, il faut des clients réguliers. Or savoir qu’un bistro itinérant s’arrêtera une ou deux fois par semaine dans le village crée une dynamique et des rendez-vous. La caravane est presque prête, Justin doit encore régler quelques détails avant de s’élancer sur les routes du Haut-Doubs, en Franche-Comté.
Quant au nom, bystro, il faut s’intéresser à l’étymologie du mot bistro et remonter à 1814. La France de Napoléon, Paris notamment, est alors occupée par les soldats russes qui criaient « bystro » en entrant dans un bar parisien. Comprenez « vite », pour qu’ils soient servis rapidement. Le mot est resté, l’orthographe a un peu changé, devenant ainsi bistro.