Chaque été, les insectes piqueurs font leur grand retour… et les frelons, souvent sous-estimés, s’imposent comme les plus dangereux d’entre eux.
Grâce aux données récentes de l’Anses, découvrez comment éviter leurs piqûres et réagir vite et bien en cas d’urgence. Quelques gestes simples suffisent pour protéger toute la famille sans renoncer aux joies de l’été.
Un danger discret mais bien réel : les frelons sont responsables des cas les plus graves
Difficile d’échapper aux insectes piqueurs en été, surtout quand les frelons s’invitent à table. Moins fréquentes que celles des guêpes, leurs piqûres représentent pourtant 38 % des cas graves d’envenimation selon l’Anses.
Doté d’un dard plus long, capable de traverser des gants en cuir ou des bottes en caoutchouc, le frelon inflige des blessures plus profondes, et son venin est plus abondant.
Dans certains cas, une seule piqûre peut entraîner un choc anaphylactique grave. Il est donc vital de connaître les bons réflexes pour prévenir les piqûres et agir rapidement.
Guêpes, frelons, abeilles : quels insectes piquent le plus souvent ?
Selon les données recueillies entre 2014 et 2023, les guêpes arrivent largement en tête des responsables de piqûres avec 37 % des cas, suivies des frelons (25 %), puis des abeilles (19 %).
Dans les 6 022 appels aux centres antipoison et les 179 141 passages aux urgences recensés, seuls 2 % ont nécessité une hospitalisation.
Si la plupart des piqûres restent sans gravité, 1,5 % des envenimations peuvent mettre en danger la vie de la personne piquée, surtout en cas de réaction allergique sévère.
Geste préventif et trousse d’urgence : vos meilleures protections cet été
Quelques gestes simples peuvent faire toute la différence : éviter les parfums sucrés, protéger les boissons sucrées, ne pas marcher pieds nus dans l’herbe, éviter les vêtements aux couleurs vives et garder ses aliments couverts en extérieur.
En cas de piqûre, soyez attentif aux signes de gravité : urticaire généralisée, gêne respiratoire, malaise, piqûres multiples ou localisation dans la gorge ou la bouche.
Dans ces cas, appelez immédiatement le 15, 112 ou 114. Les personnes allergiques connues doivent toujours avoir sur elles une seringue d’adrénaline. Un petit geste qui peut sauver une vie.
Selon l’étude de l’Anses et Santé Publique France, données 2014-2023.
Et si je me fais piquer ?
En cas de piqûre de frelon, commencez par retirer l’aiguillon s’il est visible, puis lavez immédiatement la zone à l’eau et au savon.
Juste après la piqûre, appliquer du chaud peut effectivement être utile dans les toutes premières minutes : appliqué à environ 45 °C pendant 1 à 2 minutes, il peut partiellement dénaturer certaines protéines du venin et réduire la réaction. C’est le principe des “aspivenins thermiques” ou des petites pinces chauffantes utilisées pour les piqûres d’insectes. Cependant, comme le venin de frelon contient aussi des toxines non sensibles à la chaleur et que la brûlure est un risque, le chaud doit être utilisé avec prudence et suivi de froid pour soulager l’inflammation.
Appliquez ensuite du froid (poche de glace enveloppée dans un linge) pour réduire la douleur et l’inflammation. Un antihistaminique ou une crème apaisante à base de cortisone peut aider à limiter la réaction locale. Surveillez attentivement l’évolution, surtout dans les minutes qui suivent.
Appelez immédiatement les secours (15 ou 112) si la piqûre se situe dans la bouche ou la gorge, ou si des signes d’allergie apparaissent : gonflement important, difficultés à respirer, malaise, éruption généralisée. Ces symptômes peuvent indiquer un choc anaphylactique, nécessitant une prise en charge urgente.