L’assurance-vie est le placement préféré des Français. Elle permet, en effet, d’épargner avec pour objectif de percevoir une rente ou un capital à la retraite, ou bien de transmettre ce dernier à des personnes désignées dans le contrat. Tout cela avec des avantages fiscaux non négligeables.
Quel est le mode de fonctionnement de l’assurance-vie ?
Le fonctionnement de l’assurance-vie est très avantageux, car il peut s’adapter à pratiquement tous les profils d’épargnants et à leurs besoins. Il s’agit, en effet, d’un produit particulièrement polyvalent qui permet d’investir en fonds euros, mais également en actions ou en immobilier.
L’assurance-vie propose deux types de supports :
- Les supports en fonds euros : ils sont investis principalement en obligations d’États européens et, pour une faible part, en actions et en immobilier. Ils ne permettent qu’un rendement faible, mais, en contrepartie, le capital est garanti.
- Les supports en unités de compte (UC) : répartis en fonds actions, monétaires, obligations ou immobiliers, ils offrent de meilleures prévisions de rendement sur le long terme, cependant il y a plus de risques de perte de capital.
L’assurance-vie s’alimente grâce à des versements, libres ou programmés, que l’assureur investit afin de produire des intérêts. À noter que, contrairement à une idée très répandue, l’argent n’est pas bloqué et que l’on peut faire des rachats de manière partielle ou totale quand on le souhaite. La durée du contrat concerne seulement l’imposition qui est plus favorable après la date anniversaire de 8 ans. Enfin, il n’existe pas de plafond, tout le monde pouvant avoir plusieurs contrats s’il le désire afin de diversifier les assureurs, les fonds euros et les unités de comptes.
Quelle est la fiscalité de l’assurance-vie ?
Concernant la fiscalité de l’assurance-vie, il faut savoir qu’elle est très avantageuse. Le premier avantage est qu’il n’y a rien à déclarer tant que l’on ne sort pas d’argent du contrat. En effet, l’impôt n’intervient que s’il y a un rachat et seulement sur la part de plus-value. C’est pour cela que l’on parle “d’enveloppe capitalisante” : l’argent travaille et les intérêts s’accumulent avec le temps.
Si le contrat d’assurance-vie dépasse la date anniversaire des 8 ans et que l’on retire une somme comprenant moins de 4 600 € de gains pour une seule personne, et 9 200 € pour un couple, le rachat est exonéré d’impôt.
L’assurance-vie est également intéressante en cas de succession. En effet, le capital sera transmis aux personnes désignées avec un énorme avantage fiscal. Il est ainsi possible de transmettre jusqu’à 152 500 € par personne sans qu’elles doivent s’acquitter de frais de succession. Si le souscripteur du contrat décède avant 70 ans, une fois l’abattement fiscal pris en compte, un prélèvement forfaitaire de 20 % est appliqué sur les sommes inférieures à 700 000 €. Si ces dernières sont supérieures, ce prélèvement sera de 31,25 %.
En cas de décès après 70 ans, la fiscalité est moins avantageuse. En effet, l’abattement est alors de 30 500 €, tous bénéficiaires confondus. Le capital sera donc partagé, à parts égales, entre les différents bénéficiaires. Au-delà de l’abattement, la somme restante sera soumise aux droits de succession.À noter enfin que, quel que soit l’âge du décès, le conjoint survivant (marié ou pacsé) bénéficiaire du contrat est toujours exonéré totalement d’impôt, peu importe la somme versée.