Pour les amateurs et amatrices de thé, s’en passer peut être inconcevable. Il en est de même pour les consommateurs et consommatrices de café. Ces boissons chaudes aux saveurs caractéristiques font en effet intégralement partie de notre quotidien depuis des siècles.
En 2021, 297 milliards de litres de thé ont été consommés dans le monde. Il s’agit ainsi de la deuxième boisson la plus bue, après l’eau. Pourtant, cette plante ne pousse pas sur notre territoire (ou dans de très petites quantités), nécessitant donc un long voyage avant d’arriver dans nos tasses. L’impact environnemental de ce breuvage n’est donc pas moindre et repenser notre façon de le consommer constitue une piste de réflexion pertinente.

Cette problématique a été au cœur de la réflexion de Magali Cerles, grande amatrice de thé, mais aussi écologue de formation et engagée pour l’environnement. Alors, en prenant en compte la richesse de la Normandie, et plus précisément du bocage virois (où elle vit), elle a pensé une alternative à cette boisson.
Ainsi, est né Alternathé, une gamme de breuvages fabriqués à partir de plantes locales et sauvages, comme l’abondante ronce, mais aussi d’aromates cultivés en agriculture biologique sur ces 0,2 hectare de terres. Sa particularité ? Magali a choisi de transformer ces plantes grâce au principe de fermentation, mais aussi de torréfaction, des techniques ancestrales appartenant au monde du thé.